Anamnèse d’une rêveuse

Enfin, je me décide à prendre ma plume et mon clavier pour vous en dévoiler un peu plus sur ma personne….

Commençons donc par le commencement !! Tant de rêves animent mon quotidien… Je suis habitée par une force que je ne maîtrise nullement : l’envie… Les envies !! Mes sens sont constamment en éveil et me procurent des émotions d’une puissance incontrôlable.

Mais de quoi nous parle t-elle ?

Tout simplement du quotidien, des joies, des frémissements, des peurs, de toutes ces réactions épidermiques qui nous font chavirer du blanc au rouge, de la bradycardie à la tachycardie, du bonheur à la torpeur, du bien-être au mal-être… Nos réactions et plus précisément notre capacité à les contrôler est intimement liée à notre construction personnelle, imposée ou infligée, subie ou choisie.

Mon hypersensibilité : ma clé du bonheur

Élevée au sein d’un milieu modeste, au cœur de la campagne ardennaise, j’ai grandi (ou pas) entouré de mes trois frères et de ma sœur. Entre secret de famille, tabous et non-dits, violence verbale imbibée d’alcoolisme, mon être s’est construit ainsi…Là ou d’autre serait détruit…

Suis-je une grande rêveuse parce que je me suis réfugiée dans l’impossible imaginaire ? Ou pour rester en vie ? Allongée sur une couverture, je m’émerveillais devant le bleu du ciel et les nuages d’un blanc moutonneux à qui je racontais mes histoires, loin des cris et de la violence. Je me souviens également des odeurs de dame nature : les odeurs des sous bois quand nous allions promener dans les forêts jouxtant de part et d’autre notre village, du muguet tapissant la « butte aux renards » (lieu dit incontournable des enfants du village), de l’herbe des pâturages dans lesquels nous prenions tant de plaisir à jouer aux cow-boys et aux indiens !  la blancheur des arbres et des champs recouverts par une belle couche de givre, les champs de blé parsemés de taches rouges formées par les coquelicots, les jonquilles pour lesquelles nous bravions rivières et ornières, l’épaisse couche de neige qui recouvrait les branches des sapins (quel plaisir de la tendre pour que notre voisin soit recouvert de ce doux duvet blanc et éphémère : fou rire garanti !!)….Ces images hantent à nouveau mon esprit au détriment des souvenirs plus sombres.

Ainsi ai-je développé mon hypersensibilité, sans doute afin de me protéger et oublier ne serait-ce qu’un instant le triste quotidien des soirées en famille…

Rêver les yeux ouverts

Je ne compte plus le nombre de fois ou ce phénomène m’habite…quasi quotidiennement depuis ma guérison, aussi éphémère soit-elle. Je ressens à nouveau les sensations oubliées de mon enfance. Chacun de mes sens est en éveil et me rappelle que je suis en vie et que mon bonheur tient à si peu de chose !! L’odeur des petits plats de mon enfance que je mitonne avec tant de plaisir, mes créations que je confectionne dans la précipitation tant l’envie est trop forte pour y résister, le chant des oiseaux quand je m’active au jardin, la vision quotidienne que nous offre dame nature qui ne cesse de m’émerveiller… Telles sont les raisons qui m’ont conduite à créer ce blog !

Alors, ensemble, ouvrons les portes du bonheur et aidons les à affronter les vents et marées infligés par la vie…

4 réflexions sur « Anamnèse d’une rêveuse »

  1. On a des souvenirs communs. Je me reconnais dans l’hypersensibilité au charme de la nature. J’étouffe en ville, même si j’y habite pour les commodités, la campagne me manque. Longue vie à ton blog bises, petite sœur

    Aimé par 1 personne

    1. Je m’en doutais ! Tu es ma première fan !!
      Moi qui voulais revenir en ville… Il ne faut pas que je commette cette erreur au risque de le regretter.
      Ce blog devrait me permettre d’extériorisé mes anciennes souffrances et surtout de partager des moments de bonheur en toute simplicité.
      Bises ma grande sœur…Ensemble nous nous offrirons des moments de bonheur…Promis !

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  2. Bravo Valérie.
    Tu as su traverser beaucoup de tempêtes et tu en es ressorties grandie. On y laisse des plumes mais finalement on y gagne en se retrouvant soi-même et c’est ce qui compte dans la vie: être enfin soi
    Je souhaite de belles aventures artistiques bises.

    Aimé par 1 personne

    1. Merci Magali,
      38 ans de souffrance…J’ai enfin dis stop place au bonheur !!!
      Je me réalise pleinement que se soit personnellement ou professionnellement … Ma fibre artistique se libère et j’espère que ce blog sera un lieur de partage et d’échange interplanétaire !!!

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